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Au fil des jours
Le chemin de la Liberté
...
Jour 3
12 juillet 2021

Ce matin  j'ai eu droit à une belle apparition... J'étais en train remonter un petit chemin quand j'ai aperçu un chamois.
Nous sommes restés plusieurs secondes à nous regarder et puis nos chemins se sont séparés. Cette rencontre a illuminé ma journée.
Pour une énième fois j'ai perdu mon chemin,  ou plutôt c'est lui qui m'a perdu. Emprunter des chemins non balisés c'est toujours une aventure. Même quand le chemin est là,  il est difficile d'accès. Je les appelle "les chemins oubliés" car l'humain n'y passe plus et la nature reprend ses droits en recouvrant tout par la végétation. Parfois c'est juste de l'herbe qui recouvre tout, mais parfois il y a des plantes un peu plus vicieuses: les orties aussi grandes que moi, les ronces qui lancèrent tout sans distinction : jambes, pantalon, sac-à-dos.
Après quelques heures passées dans la forêt mon chemin avait bifurqué sur la droite pour longer les rails de train. J'étais à la lisière de la forêt, le temps me paraissait long sous le soleil brûlant. Je m'accrochais à mes bâtons de marche pour me donner de l'élan. Le dos me faisait très mal,  mais il fallait avancer...

Avant d'arriver à Besançon je voulais passer par une petite cascade  que j'ai découverte en explorant la carte: la "Cascade du bout du monde". Elle n'est pas du tout connue,  et ce n'est une cascade grandiose, mais le nom me plaisait beaucoup. Alors me voilà partie à la recherche de cette "cascade du bout du monde" à Beure.
J'ai mis du temps à la trouver car le GPS m'avait amené au-dessus de la cascade. Après avoir grimpé en haut du village pour ensuite bifurquer sur la droite en direction des chemins de randonnée j'ai traversée un petit ponton en bois. J'y étais ! Quoi?
Je me suis retrouvée toute bête à l'endroit où elle commençait sa chute. Je m'attendais à avoir un point de vue,  mais non, rien ... il fallait redescendre.
J'ai fait la descente,  il n'y avait aucun panneau indiquant la cascade, alors j'ai suivie mon instinct et le bruit. Il se trouve que la cascade arrive dans une propriété privée et elle n'est pas visible depuis le chemin. Un panneau PROPRIÉTÉ PRIVÉE,  DÉFENSE D'ENTRER. Ah, mais j'ai fait tout un détour exprès,  je ne peux pas faire demi-tour. En face, à gauche de la propriété un petit chemin pentu monte en direction de la forêt. J'ai pris le chemin mais au bout de quelques minutes j'avais l'impression qu'il s'éloignait de la cascade, alors je suis redescendue. Je n'ai pas le choix,  alors depuis la colline je me laisse glisser sur ma droite pour me parachutes (presque) derrière la propriété. Un petit chemin m'amène à la cascade,  enfin!!! Je comprends pourquoi elle s'appelle "cascade du bout du monde". Il fallait mériter d'arriver à la voir.
Après cette petite parenthèse j'ai mis cap sur Besançon, direction l'hôtel. Une fois arrivée,  la jeune femme de la réception me dit que si j'avais besoin de quelque chose... Ah si si!!! Je veux bien de l'eau chaude pour me faire un thé ! Ça peut paraître simple,  mais comme je ne fais pas de feu quand je suis en forêt,  le thé est une chose qui me manque.
Une tasse de thé et une bonne douche... c'est simple le bonheur !

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