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demarche.

Le déplacement est-ce se mouvoir, est-ce voyager d’un point A à un point B ?
Souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans connaître la nature de ce changement de place et de ce que cela transporte. Le paysage, la traversée de pays et territoires autres que ceux que j’ai pu expérimenter auparavant dans mon enfance constituent le coeur de ma réflexion.
Mon travail est une histoire de souvenirs et d’espaces où l’homme enfouit son passé, ses espérances, ses attachements et où parfois il les y perd. Mais pas seulement, car c’est aussi une histoire de territoire, d’appartenance, de ces lieux qui nous construisent, nous identifient, de ceux que l’on transforme et que l’on fantasme. Le récit, le son, l’installation, le dessin et la peinture s’entremêlent au service d’un seul matériau, tantôt solide, tantôt impalpable, parfois net mais le plus souvent flou : la mémoire. La mémoire comme point de départ, comme moyen et comme finalité ; la mémoire comme une question sur la place de l’humain, celle de l’étranger et du déplacé, de l’oublié et de l’oublieux. Et en fin de compte, la mémoire de l’autre, des autres, devenue fragment d’un Rubik’s cube, construit l’archive d’un territoire. Territoire qui m’est de fait étranger.
Comment archiver les souvenirs d’un territoire, d’un espace donné ?
Le lieu, l’année, la saison, le mois, le jour, l’heure et l’atmosphère du moment ainsi que d’autres détails surgissant des souvenirs contés sont mis en parallèle avec la cartographie. Chaque récit détermine et me transporte vers un lieu précis que je prend en photo tout en archivant les coordonnées GPS de l’image.

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Au plus près de ma nature...

25 août 2023 - 24 septembre 2023

Caza d'Oro, Le Mas d'Azil

Marcher, c’est rêver avec ses jambes...
Marcher, c’est méditer avec ses pieds...
Marcher, c’est faire un pas vers l’autre...
Marcher, c’est vivre à hauteur d’homme...
Marcher, c’est mettre en mouvement son corps et son esprit...
Marcher, c’est se libérer de la pesanteur de la vie quotidienne...
Marcher, c’est tracer un chemin dans l’espace et dans le temps...
Marcher, c'est se déconnecter du superflu pour se connecter à l'essentiel...

Depuis longtemps la marche est pour moi une matière et un outil de réflexion sur la nature profonde des choses. Elle permet de s'affranchir des apparences et de s'ouvrir aux différences. Être au plus près de l'être, dans son unicité et dans sa diversité. 

Au fil du temps et des pas qui se succèdent la mémoire se dépose en strates successives... La « matière grise » devient peau, pli, concrétion, ride de surface...
Le dispositif de l'exposition est une invitation à la pause, à la contemplation.

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Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière

11 juin 2022 - 13 mai 2023

Musée Calbet, Grisolles

La mémoire comme point de départ, comme fragment d'une histoire commune devient un lieu de rencontre entre l'art et le territoire. L'artiste Victoria Niki est partie explorer des récits de vie de grisollais, leurs souvenirs des célébrations d’autrefois, afin de trouver « la graine » qui va engendrer cette nouvelle exposition. Dans le contexte actuel, marqué par une crise sanitaire ainsi que par des guerres territoriales, le mot liberté prends un « nouveau » sens, un sens depuis longtemps oublié : la liberté de célébrer et de se rassembler, la liberté d'être soi dans son identité profonde sans subir les altération extérieures.

Le titre de l'exposition « Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière » renvoie au roman de Luis Sepúlveda « L'ombre de ce que nous avons été ». Un roman dédié à ses compagnons de lutte, à ses camarades, « ... ces hommes et ces femmes, qui sont tombés, se sont relevés, ont soigné leurs blessures, conservé leurs rires, sauvé la joie et continué à marcher ».

L'exposition se déroule sous le signe de la Liberté et de sa célébration. Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière, la liberté éclairera nos chemins.

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LA CASA

03 février - 24 février 2023

POUSH, Aubervilliers

La Casa est un abri, un état d’esprit, la sentinelle de nos créations, et finalement le titre d’une exposition, rêvée, puis imaginée, enfin réalisée : l’exposition des lauréats du Prix Carré sur Seine des 10 dernières années.

Chiara Parisi, directrice du Centre Pompidou-Metz et présidente du Jury Carré sur Seine en 2022, a invité 16 artistes à proposer une lecture de leur vision des choses, de leur horizon thématique, organisée à partir d’un bagage physique et mental.

Depuis 2011, l’association Carré sur Seine s’engage aux côtés des artistes. Au fil des années, l’expertise de l’association, renforcée par l’intuition et la passion bienveillante de son équipe, tisse les liens entre les différents acteurs de l’art dans l’objectif de générer et régénérer le présent et d’imaginer le futur à travers l’art.

La richesse des perspectives, l’hétérogénéité des styles et des cultures artistiques entendent dialoguer avec le lieu qui accueille les œuvres. L’espace d’exposition époustouflant de POUSH, qui invite à vivre comme une expérience artistique et culturelle globale, véhicule une idée de « La Casa» comme un lieu d’un qui raconte, dans chacune des expressions, des objets présentés, l’histoire de ceux qui l’habitent.

Un toit, quatre murs, une porte, des fenêtres… et des valises.

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TOUT doit DISPARAÎTRE

4 décembre 2020 - 7 février 2021

À l'occasion de cette exposition et à l'approche des fêtes de fin d'année l'artiste Victoria Niki se saisit de ce contexte particulier (crise sanitaire, confinement) pour offrir un sapin de Noël aux passants. Un geste qui n'est pas anodin, car le sapin est le symbole du triomphe de la nature sur l'hiver et donc de la vie sur la mort. L'artiste fait ici un parallèle entre la symbolique originelle qui représente l'arbre de la vie nouvelle et la symbolique marchande qui place cet arbre sous le signe de la consommation.

Presque rien

December 11, 2019

Exposition PRESQUE RIEN au centre d'art La Fabrique à Toulouse

Dans le cadre du festival du dessin Graphéine

Fin de résidence d'artiste // Centre d'art Chateauvert // Arbres, l'intime échange //

October 11, 2019

En résidence au CAC de Châteauvert, la plasticienne Victoria Niki prend de la hauteur pour découvrir son futur site de création

Deuxième artiste en résidence au Centre d'Art Contemporain de Châteauvert après Charlotte Pringuey-Cessac, la plasticienne Victoria Niki a quitté momentanément les Pyrénées pour découvrir, par la voie des airs, le jardin de sculptures où elle créera deux œuvres durant son séjour varois. 
Équipée d’un drone doté d’une caméra, Victoria Niki a pu repérer très précisément le site où elle déploiera une œuvre éphémère constituée du mot « mémoire » qu’elle écrira à la peinture, jour après jour, des dizaines de fois sur le sol, en cercles toujours plus grands rappelant ceux que le temps dessine au cœur des arbres. 
A quelques pas de là, c’est une œuvre pérenne cette fois, constituée d’une douzaine de pièces circulaires en acier, inspirées elles aussi des souches d’arbres, qui prendra racine en bordure du jardin de sculptures. 
Très sensible à la mémoire et aux souvenirs qui l’accompagnent dans son quotidien de femme et d’artiste, Victoria Niki intervient en marge de l’exposition « Arbres, l’intime échange » ouverte jusqu’au 1er décembre 2019. Le vernissage des deux œuvres créées par la jeune plasticienne aura lieu le 12 octobre 2019 à 11 heures. 

September 20, 2019

L’exposition fait suite à la résidence des deux artistes Victoria Nichitici et François Réau, artistes marcheurs et dessinateurs.

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Inscrite dans la saison du dessin de Paréidolie et dans le projet Des marches Démarches initié par le FRAC PACA, le MAC Arteum ouvre sa programmation lors des Journées Européennes du Patrimoine 2019.

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WORK in PROGRESS :  15 – 18 SEPTEMBRE

Accueil du public dans le cadre de la résidence artistique de Victoria Nichitici et François Réau.

 

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CURATRICE – Christiane COURBON

"D’origine moldave, Victoria Nichitici vit et travaille en France depuis 10 ans. En quête d’un retour à ses racines, elle a entrepris, dans le projet Back on track, une forme de performance qui consiste à parcourir à pied plusieurs chemins afin de relier la France, son pays d’adoption, à la Moldavie, son pays d’origine. La restitution se fait sous forme de dessins, tracés, installations…"

l'EnVert du décor

March 14, 2019

Dans le cadre de la Biennale Design Vert et de la collaboration entre Les Milles Tiroirs et l'Institut Supérieur Couleur Image Design (ISCID) de Montauban, venez découvrir l'exposition de sortie de résidence de Victoria Niki // l'En'Vert du décor //
 

Vernissage le 15 mars à 18h30
Exposition visible jusqu'au 26 avril 2019

Salle Espalioux, rue Jules Amouroux, 09100 Pamiers

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Les ombres deviennent la réalité de ceux qui les regardent. Les frontières, l'argent, les lois et tout ce qui en découle ne sont que des ombres qui guident les uns et les autres vers le vertige de l'abondance. Qu'il soit géopolitique ou économique, le JEU et l'ENJEU consiste à posséder plus, et encore plus, pour flatter l'ego du JE. Dans sa course vertigineuse JE oublie qu'il n'est qu'un humain, rien de plus qu'un humain parmi d'autres. Alors il se met à croire que son destin est de créer des règles de JEU pour tout ce qui l'entoure...

La tectonique des certitudes

April 19, 2018

"La tectonique des certitudes"
au
Musée d'archéologie sous-marine
de Saint-Raphaël

Vernissage le 20 avril 2018
à 18h

Exposition visible du 21 avril au 29 juin 2018

Place Gabriel Péri, 83700 Saint-Raphaël

La thématique de cette exposition fut inspirée par des réflexions menées lors de la performance « Back on track » consistant à parcourir à pied plusieurs centaines de kilomètres dans la solitude totale afin de rejoindre le pays de mes premières racines.
Lors de cette marche j’ai été saisie par le caractère instable des choses. Le contenu de mon sac à dos était ma seule certitude. Tout ce qui m’entourait était imprévisible.
Alors que toute mon éducation était construite sur la base de la certitude, je me suis rendu compte que je devais m’en détacher si je voulais avancer.
Ramener les choses à des formulations simples pour en saisir la réalité. Fixer en un point les tremblements des paysages perdus. J’aime penser que tout paysage est habité par des paysages anciens qui se superposent à celui que nous voyons ici et
maintenant.
Tels des paysages en devenir, les idées, les certitudes et les mythes propres à l’imagination commune des êtres humains s’entrechoquent, glissent et se plissent tout en se stratifiant.
La monnaie est devenue une certitude et un système de confiance créé par l’homme capable d’enjamber n’importe quel fossé culturel sans faire aucune discrimination sur la base de la religion, du genre ou de l’âge.
Dans sa lutte acharnée de recherche du bonheur et de la liberté, l’Homme oublieux de son état de poussière se détourne de la nature et vénère l’argent afin de parvenir à son but.
Les rêves s’accrochent, se lient entre eux, mais l’ancre qui les retient est plus fragile que ce qu’on croit. Ainsi l’Homme est voué à avancer sur des marches fragiles au risque de les voir se dérober sous ses pieds au moindre mouvement.

ECOUTEZ VOIR // Carré sur Seine // VOZ'galerie

December 12, 2017

CARRÉ SUR SEINE invite l'artiste Victoria Niki pour une rencontre autour de son travail dans le cadre de l'événement ÉCOUTEZ VOIR. VENEZ DÉCOUVRIR plusieurs de ses séries:
Mapscapes; Hétérotopie; Strates et autres !
 

Mercredi 13 décembre 2017 à 19h
VOZ'Galerie - 41 rue de l'Est - 92100 Boulogne-Billancourt

July 22, 2017

Le projet Back on track est une forme de performance qui consiste à parcourir à pied, depuis mon domicile actuel (Ax-les-Thermes), les chemins de Saint Jacques de Compostelle et autres chemins afin de relier la France, mon pays d'adoption à la Moldavie, mon pays d'origine.

Le récit et sa capacité à créer de nouveaux mondes, de nouveaux mythes...

June 07, 2017

Pour clore la 21ème édition de
l'Art Renouvelle le Lycée, le Collège, la Ville et l'Université 2017,
le Passage de l'Art est heureux de vous inviter au vernissage de l 'exposition collective:

Le récit et sa capacité à créer de nouveaux mondes, de nouveaux mythes...

Jeudi 8 juin à 17h30
Passage de l'Art
1 rue du Rempart 13007 Marseille
Exposition du 8 au 22 juin 2017

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Centre Culturel // Place Gabriel Péri, 83700 Saint-Raphaël

Ces lieux qui nous habitent

April 06, 2017

Dans le cadre de la manifestation
« L’Art Renouvelle le Lycée, le Collège, le Ville et l’Université »
sur le thème
Le récit et sa capacité à créer de nouveaux mondes, de nouveaux mythes...
Pierre FONTANA, Principal du collège Anatole France  

et

Lyse MADAR, Présidente du Passage de l’Art

Sont heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition:
 

Vernissage de l'exposition: le vendredi 7 avril à 16H00

Collège Anatole France
8 cours Pierre Puget
13006 Marseille
04 91 33 12 31

 

Exposition visible du 7 avril au 2 juin
Horaires d'ouverture: du Lundi au Vendredi de 8h à 17h

Hétérotopies

February 23, 2017

Vernissage: Vendredi 24 février 2017 à 18h30 // Château de la Falgalarié // 
Rue Jacques Maast, 81200 Aussillon 

Exposition visible du 24 février au 24 mars 

Horaires d'ouverture: du lundi au vendredi, de 14h à 18h, + les jeudis matins de 10h à 12h. 

Quelle est la nature du rapport de l'homme au territoire ?

Tel un reflet des préoccupations, des besoins et des ambitions d'une société, la carte se métamorphose au fil du temps. Les réseaux de limites, de frontières administratives et de bornage cadastral nous offrent différentes interprétations du territoire. 
La recherche de la liberté et la lutte pour la conquérir sont une constante dans l’histoire du chemin des hommes; un chemin non encore achevé. L'exposition Hétérotopies prend comme point de départ le terme de liberté et invite à voyager, à travers ce système d'images qui est la cartographie, afin de trouver les places de la liberté.

Les divers conditionnements créés par l'homme, tels que la religion et toutes les croyances, tous les systèmes de hiérarchisation, le découpage géographique des territoires et leurs frontières, ainsi que tous les -ismes, peuvent-ils en fin de compte nous y amener vers cette liberté?

Au-delà des portes...

December 02, 2016

Vernissage: Samedi 3 décembre 2016 à 18h // la Galerie des Paysages // 
14 rue Campane - Avignon

Exposition visible du 3 au 10 décembre

 

Dans le cadre du festival "Le Parcours de l'Art" vous êtes invités à rencontrer l'artiste plasticienne Victoria Niki et à découvrir le projet réalisé avec les personnes en détention au Centre pénitentiaire d'Avignon- le Pontet. 
Ce projet est accueillit pendant une semaine par la Galerie des Paysages pour ensuite rejoindre les locaux du centre pénitentiaire. 

"Nous avons tous en mémoire des souvenirs de lieux, des espaces traversés, mais rarement nous pensons à ce qui permet ce passage: les portes.
La porte constitue pour moi une image œcuménique de l'immanence de la vie. La porte est à la fois présence et absence, invitation et arrêt, une perspective ou un plan aveugle. Les héros de Bresson dans Balthazar qui passent la majorité de leur temps à ouvrir, à fermer, à entrer, à sortir par les portes me renvoient à l'idée que le cheminement de chacun, telle une enfilade de portes, nous invite constamment à nous déplacer, à passer de l'autre côté pour aller plus loin.

Alors, qu'est-ce qu'il y a au-delà des portes ? "

Traces mnésiques

November 16, 2016

Vous êtes invités à rencontrer l'artiste plasticienne Victoria Niki et à découvrir ses recherches ainsi que son travail artistique à l'occasion du vernissage de son exposition Traces mnésiques 

Jeudi 17 novembre 2016 à 18h // Galerie du collège Lakanal // 
Boulevard Capdeville - 09008 Foix

Exposition ouverte du 7 novembre 2016 au 27 janvier 2017

 

"De quelle matière sont faits nos souvenirs et comment ils deviennent des points d'ancrage dans le territoire? 


C'est le sujet des expositions programmées pour la 10ème année à la Galerie du collège.

C'est aussi ce que nous propose la jeune artiste plasticienne Victoria Niki, d'origine Moldave, à travers son exposition « Traces mnésiques » où elle présente un ensemble d'œuvres sensibles issues de séries :  Mascapes , Éphémères, Traces, Strates évoquant le souvenir des territoires arpentés lors de ses résidences dans le Tarn ( Lavaur, Albi ) et du temps partagé avec ses habitants.
Ses représentations cartographiques fragmentaires de paysages urbains, où l'homme est absent mais parfois présent par la voix, sont dépourvues de profondeur et suggèrent la multiplicité des points de vue pour appréhender l'espace dans sa globalité."
 (Valérie Damblé, Professeur arts plastiques et Référente culture)

Parcours de l'Art // Territoires

September 30, 2016

Exposition visible du 1er octobre au 23 octobre 2016

Présentation de l'installation "Entre" à l'Église des Céléstins, Avignon

Aux rives prochaines

September 15, 2016

À l'occasion de sa résidence dans les lieux du Frigo,  l'artiste plasticienne Victoria Niki vous invite à découvrir son exposition
"Aux rives prochaines"
Du mercredi au samedi de 15h à 18h30 > Le Frigo
9 rue Bonne Cambe - Albi

"Fixes, immuables, les rives contiennent dans leurs limites le perpétuel changement,
la métamorphose des choses et l'altération de leur matière. La rive devient le lieu permettant de regarder et d’(entre)voir le passé, alors que le fleuve et toute eau vivante deviennent des lieux du présent, un présent qui nous emporte, nous échappe.

Comment résister et ne pas se laisser être emporté par le flot, le torrent, le tourbillon ?

Fascinée par l'écoulement du temps et les traces laissées dans notre paysage intérieur, j’interroge à travers mon travail l'apparition et la disparition des souvenirs.

Qu'est-ce qui persiste de l'absence
dans le continent enfouit de tout ce qui c'est inscrit en nous ?


« Être vivant, c'est être fait de mémoire », écrit Philip Roth. Je cherche à reconstituer une mémoire personnelle encrée dans un territoire, au moyen des souvenirs et des événements individuels. La collecte fragmentée des récits de vies réelles, de passés, me permet de constituer une anamnèse qui tient autant à la mémoire personnelle qu’à la mémoire collective. "

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Victoria NIKI "Au plus près de ma nature..." 2023
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Victoria Niki

Victoria NIKI "Au plus près de ma nature..." 2023

Marcher, c’est rêver avec ses jambes... Marcher, c’est méditer avec ses pieds... Marcher, c’est faire un pas vers l’autre... Marcher, c’est vivre à hauteur d’homme... Marcher, c’est mettre en mouvement son corps et son esprit... Marcher, c’est se libérer de la pesanteur de la vie quotidienne... Marcher, c’est tracer un chemin dans l’espace et dans le temps... Marcher, c’est se déconnecter du superflu pour se connecter à l’essentiel... Depuis longtemps la marche est pour moi une matière et un outil de réflexion sur la nature profonde des choses. Elle permet de s’affranchir des apparences et de s’ouvrir aux différences. Être au plus près de l’être, dans son unicité et dans sa diversité. Au fil du temps et des pas qui se succèdent, la mémoire se dépose en strates successives... La "matière grise" devient peau, pli, concrétion, ride de surface... Parfois, elle disparaît en laissant des traces fragiles... Le dispositif de l’exposition est une invitation à la pause et à la contemplation. *Dés-marches* Se situant sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, le village du Mas d’Azil accueille régulièrement des pèlerins, mais également des randonneurs. Initialement je souhaitais faire cette résidence d’artistes en marchant, car la marche fait partie intégrante de mon travail artistique. Il se trouve qu’entre-temps j’ai eu mon deuxième enfant qui m’a accompagnée au Mas d’Azil et il a fallu repenser mon projet. Plutôt que d’aller marcher moi-même j’ai fait une marche par procuration en faisant participer d’autres personnes. Au cours de la résidence à Caza d’Oro, j’ai rencontré un certain nombre de pèlerins et je les ai questionnés sur les raisons qui les mettaient en marche, leur rapport à la nature, au monde vivant. Je les ai interrogés sur leurs "dés-marches". Ces échanges sont présents dans l’espace sonore de l’exposition. Chaque récit est différent, car même si le chemin reste le même, le cheminement intérieur de chacun est multiple. Dans un deuxième temps, j’ai proposé à chacun d’emporter un ou plusieurs fragments d’oeuvre - des fragments de liberté. Ces fragments ont voyagé tout au long des chemins, ils se sont fait trans-porter à des endroits où je ne suis jamais allée. Les photos des pèlerins et marcheurs en sont la trace. *Pause* La marche va de pair avec la pause. Inciter à marcher, c’est aussi donner la possibilité de s’arrêter. Au cours de mes flâneries dans les ruelles du Mas d’Azil, j’ai remarqué, comme une occurrence, la présence de bancs privés dans l’espace public. J’ai alors commencé par faire le portrait de ces bancs et pour me rapprocher de leur mémoire, j’ai demandé aux propriétaires de me raconter les histoires particulières de chacun d’entre eux. J’ai fait inscrire ces histoires sur des plaques en laiton, présentes dans l’exposition. À la fin de l’exposition, chaque plaque rejoindra son banc pour raconter son histoire aux passants. Telle une sociologue, je me suis intéressée à un sujet qui pourrait paraître assez banal, mais ce n’est le cas qu’en apparence. Les raisons pour lesquelles on installe un banc devant chez soi sont différentes : pour s’asseoir et permettre aux autres d’y prendre place également; pour lire, écrire, tricoter; pour prendre le soleil; pour discuter avec les voisins ou les passants. Ce qui revient souvent, c’est la nostalgie des temps anciens où toutes les familles se retrouvaient dans la rue, sur des bancs pour discuter et échanger dans un esprit de convivialité. Je vois dans ce phénomène de banc privé dans l’espace public comme une tentative de se rapprocher de l’Autre et par ricochet de renouer avec nous-mêmes. Renouer avec notre nature profonde, car l’être humain est, de par son essence, un être sociable. Nous pouvons, à juste titre, attribuer au banc cette fonction « ancestrale » de lien-liant entre les humains. *Matières grises* Matières grises est un dispositif composé de plusieurs dessins et d’un banc qui a été créé sur mesure pour cette exposition par un artisan local avec du bois cueilli dans la forêt ariégeoise. C’est une invitation à la pause et à la contemplation. Contemplation de cette matière qui relie les choses entre elles, la mémoire. Qu’elle soit vivante ou inerte, la matière est mémoire. La mémoire se dépose mot après mot en plusieurs couches pour faire surgir de sa matière grise formes et reliefs. Elle devient peau, écorce, eau, concrétion rocheuse et parfois elle se brise en devenant fissure. À d’autres moments la mémoire reste latente, elle ne remonte plus les images à la surface de la feuille-écran, elle perd toute sa matière grise, devenant invisible et fragile.
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Victoria NIKI "Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière..."
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Victoria Niki

Victoria NIKI "Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière..."

Cette vidéo est une visite virtuelle de l'exposition "Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière..." 11 juin 2022 - 13 mai 2023 au Musée Calbet, Grisolles La mémoire comme point de départ, comme fragment d'une histoire commune devient un lieu de rencontre entre l'art et le territoire. L'artiste Victoria Niki est partie explorer des récits de vie de grisollais, leurs souvenirs des célébrations d’autrefois, afin de trouver "la graine" qui va engendrer cette nouvelle exposition. Dans le contexte actuel, marqué par une crise sanitaire ainsi que par des guerres territoriales, le mot liberté prends un "nouveau" sens, un sens depuis longtemps oublié : la liberté de célébrer et de se rassembler, la liberté d'être soi dans son identité profonde sans subir les altération extérieures. Le titre de l'exposition « Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière » renvoie au roman de Luis Sepúlveda « L'ombre de ce que nous avons été ». Un roman dédié à ses compagnons de lutte, à ses camarades, « ... ces hommes et ces femmes, qui sont tombés, se sont relevés, ont soigné leurs blessures, conservé leurs rires, sauvé la joie et continué à marcher ». L'exposition se déroule sous le signe de la Liberté et de sa célébration. Aussi longtemps qu'il y aura de la lumière, la liberté éclairera nos chemins. *Petite incursion historique* L'artiste nous propose de plonger auditivement dans les récits de cinq personnes qui ont connu les célébrations d’antan mais également les bals, ces lieux de réjouissance, de liberté et d’expression corporelle. Peu à peu on plonge dans l'histoire oubliée, et pourtant pas si lointaine, de l'interdiction de danser. Ces récits font remonter à la surface de la mémoire une facette de la période de 1940-1945 pendant laquelle (le 24 mai 1940) Georges Mandel, ministre de l’Intérieur sous la IIIe République ordonne la fermeture des dancings. La restriction se poursuit dans tout le pays, le régime de Vichy met un terme à la danse, activité suspecte aux yeux du clergé et des élites. Cette interdiction se prolonge après la défaite, car sous l’Occupation, les Allemands instaurent un couvre-feu en zone occupée et interdisent toute réunion. Pendant cette période les bals reviennent, clandestinement, animer un quotidien marqué par la guerre et les pénuries. Face à l'explosion de joie lors de la Libération du territoire, l'interdiction fut de plus en plus difficile à faire respecter et le gouvernement finit par les rétablir les bals au printemps 1945. C'est ici, en ce point précis, que l'exposition prend source : La célébration de la liberté après la libération. L'artiste s'attache particulièrement aux termes de liberté et de mémoire. Ceux-ci constituent un fil rouge qui se déroule à travers toute sa création. Pour Victoria Niki ces deux mots renvoient non seulement à l'actualité et à l'histoire commune, mais également à sa propre histoire. Une histoire marquée par les nombreuses restrictions sous l'URSS dont l'oubli forcé de la langue d'origine (le roumain en Moldavie) et la fermeture des frontières ne sont que la partie visible de l'iceberg. Pour informations suplémentaires: https://us10.campaign-archive.com/?u=34133e7423ab74f6f7af04e67&id=b2454c4c37
Performance de Victoria Niki / Tout doit disparaître
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Victoria Niki

Performance de Victoria Niki / Tout doit disparaître

Cette performance a eu lieu le 4 décembre 2020 pendant le deuxième confinement lors de l'ouverture de l'exposition "TOUT doit DISPARAÎTRE " Exposition de Victoria Niki à La V.R.A.C / La Vitrine Régionale d'Art Contemporain 4 décembre 2020 - 7 février 2021 Hôtel de Tauriac, rue Droite / place du Beffroi, 12100 Millau. //////////////////////////////////////////////////////////////////////////// À l'occasion de cette exposition et à l'approche des fêtes de fin d'année l'artiste Victoria Niki se saisit de ce contexte particulier (crise sanitaire, confinement) pour offrir un sapin de Noël aux passants. Un geste qui n'est pas anodin, car le sapin est le symbole du triomphe de la nature sur l'hiver et donc de la vie sur la mort. L'artiste fait ici un parallèle entre la symbolique originelle qui représente l'arbre de la vie nouvelle et la symbolique marchande qui place cet arbre sous le signe de la consommation. Victoria Niki a souhaité mettre cette exposition sous le signe de la liberté en renommant temporairement la Place du Beffroi (en face du lieu d'exposition) en Place de la liberté. Le temps de l'exposition la liberté, terme utopique, devient ici lieu existant physiquement. Sur la vitrine l'artiste crée une œuvre éphémère ayant pour titre SERVEZ-VOUS. Elle prend la forme d'un sapin constitué de petits mots sur lesquels est écrit le mot liberté . Chacun peut emporter avec soi un fragment jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. La disparition totale ou partielle de cet arbre de la liberté ne tiendra qu'à la volonté de chacun. Tout doit disparaître, est une phrase à travers laquelle l'artiste fait référence aux publicités écrites sur les vitrines des magasins lors des ventes massives nous incitant à la consommation. Un clin d’œil à l'idéologie marchande qui nous invite à nous sentir libres de consommer à outrance parce que nous le valons bien. Niki interroge ici l'incessante quête de liberté de l'humain qui a comme effet l'asservissement et la destruction de la nature. La vie humaine et la liberté de ses actes destructeurs a-t-elle plus de valeur que la vie des autres espèces vivantes ? Qu'allons-nous choisir ici et maintenant sur cette Place de la liberté? L'harmonie avec la nature et la liberté d'être ou la liberté de consommer tout en détruisant ce qui nous fait vivre ? L'artiste souhaite, à travers cette exposition, nous amener vers une profonde réflexion collective qui empêcherait l'égocentrisme et l'indifférence de nous conduire au point de non-retour. Sacrifier une œuvre c'est aussi laisser chaque fragment apporter une lueur d'espoir dans le foyer qui l'accueille. ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Son: Victoria Niki, enregistrement sur les hauteurs de Rajal del Gorp*. *C'est ici au lieu-dit Rajal del Gorp (« Source du Corbeau » en occitan rouergat), qu'a eu lieu un des plus importants rassemblements (le 25 et 26 août 1973) de la "Lutte du Larzac".
"La tectonique des certitudes" Victoria Niki_2018
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Victoria Niki

"La tectonique des certitudes" Victoria Niki_2018

LA TECTONIQUE DES CERTITUDES est une exposition réalisée en 2018 par Victoria NIKI au Musée d'archéologie sous-marine de Saint-Raphaël. Cette exposition a été réalisée dans le cadre du PRIX PASSERELLE 2017 (Elstir-Passerelle pour l'Art). "Une carte blanche est comme la nouvelle page d’un chapitre qui reste à écrire. Un pas après l’autre on y rentre pour y laisser émerger un univers, un point de vue et des questionnements. La thématique de cette exposition fut inspirée par des réflexions menées lors de la performance ‘‘Back on track’’ consistant à parcourir à pied plusieurs centaines de kilomètres dans la solitude totale afin de rejoindre le pays de mes premières racines. Lors de cette marche j’ai été saisie par le caractère instable des choses. Le contenu de mon sac à dos était ma seule certitude. Tout ce qui m’entourait était imprévisible. Alors que toute mon éducation était construite sur la base de la certitude, je me suis rendu compte que je devais m’en détacher si je voulais avancer. Ramener les choses à des formulations simples pour en saisir la réalité. Fixer en un point les tremblements des paysages perdus. J’aime penser que tout paysage est habité par des paysages anciens qui se superposent à celui que nous voyons ici et maintenant. Tels des paysages en devenir, les idées, les certitudes et les mythes propres à l’imagination commune des êtres humains s’entrechoquent, glissent et se plissent tout en se stratifiant. La monnaie est devenue une certitude et un système de confiance créé par l’homme capable d’enjamber n’importe quel fossé culturel sans faire aucune discrimination sur la base de la religion, du genre ou de l’âge. Dans sa lutte acharnée de recherche du bonheur et de la liberté, l’Homme oublieux de son état de poussière se détourne de la nature et vénère l’argent afin de parvenir à son but. Les rêves s’accrochent, se lient entre eux, mais l’ancre qui les retient est plus fragile que ce qu’on croit. Ainsi l’Homme est voué à avancer sur des marches fragiles au risque de les voir se dérober sous ses pieds au moindre mouvement." Victoria Niki
biographie.
contact.
Née en 1987 à Chisinau, Moldavie

 

Prix et bourses                                                                                                         

2018     Prix Carré sur Seine, association Carré sur Seine, Boulogne-Billancourt

2017     Prix Passerelle, Elstir Passerelle Pour L'art - 31ème rendez-vous des jeunes plasticiens, Saint Raphaël         

2015     Bourse d'aide individuelle à la création  Direction régionale des affaires culturelles de Midi-Pyrénées