
Garde à vous
04/04/202627/12/2026la Cité de SorèzeJ’ai été invitée à participer à « Garde à vous — Sorèze, une école royale militaire au temps de Louis XVI », présentée à la Cité de Sorèze du 4 avril au 27 décembre 2026, sous le haut patronage de Stéphane Bern.
Dans cette exposition consacrée à l’histoire de l’ancienne école royale militaire de Sorèze, j’ai été invitée en tant qu’artiste contemporaine à proposer mon regard en dialogue avec les notions de stratégie, de territoire et de destin.
Échec et Mat transforme la carte du monde en un grand damier en gazon synthétique. Le monde devient ici un terrain de jeu stratégique où chaque déplacement révèle des rapports de force.
En’Jeu, une sculpture en néon, part d’un mot très simple : jeu. Mais derrière chaque jeu se cache toujours un enjeu (économique, géopolitique ou écologique) selon ce que l’on accepte d’y mettre en jeu.
Enfin, La Roue de l’Infortune convoque l’image ancienne de la roue du destin, mais aussi celle de la roulette russe.
À travers ces œuvres, j’essaie de regarder le monde comme un plateau où se mêlent règles et stratégies invisibles.

MAP, mondes à parcourir
16/04/202618/07/2026La Galerie de la Mémo, MontaubanTisser la mémoire
entre racines et déplacementsInvitée à créer une œuvre in situ autour de la cartographie, j’ai exploré la manière dont nous habitons un territoire, et comment celui-ci nous habite en retour.
L’installation se déploie comme un archipel fragile, suspendu entre ancrage et dérive. Les îles, comme des fragments géographiques, dessinent une cartographie éclatée du territoire. Tels des rhizomes, des racines relient certaines îles entre elles formant un réseau sans centre, où tout peut se connecter, se transformer, se prolonger. Chaque forme textile porte en elle une mémoire tissée, déplacée, transformée.
De cette installation des voix affleurent, elles racontent ce qui attache et ce qui arrache dans un déplacement d’une ville à une autre, d’une région à une autre, d’un pays à un autre. Des récits intimes, en suspens, qui disent combien chaque existence se confronte, à sa manière, à un mouvement d’enracinement et de déracinement.
Au sol, le mot mémoire se répand et se ramifie comme une matière vivante. Le tracé évoque autant un réseau organique que des formes cosmiques, proches de galaxies en expansion. Il convoque cette idée que nous portons en nous une mémoire plus vaste, plus ancestrale, qui nous dépasse. Une mémoire des transformations, des déplacements, des apparitions, comme si chaque trajectoire humaine prolongeait une histoire bien plus ancienne, faite de poussières d’étoiles et de métamorphoses.

Au plus près de ma nature…
25/08/202324/09/2023Caza d'Oro, Le Mas d'AzilMarcher, c’est rêver avec ses jambes…
Marcher, c’est méditer avec ses pieds…
Marcher, c’est faire un pas vers l’autre…
Marcher, c’est vivre à hauteur d’homme…
Marcher, c’est mettre en mouvement son corps et son esprit…
Marcher, c’est se libérer de la pesanteur de la vie quotidienne…
Marcher, c’est tracer un chemin dans l’espace et dans le temps…
Marcher, c’est se déconnecter du superflu pour se connecter à l’essentiel…
Depuis longtemps la marche est pour moi une matière et un outil de réflexion sur la nature profonde des choses. Elle permet de s’affranchir des apparences et de s’ouvrir aux différences. Être au plus près de l’être, dans son unicité et dans sa diversité.
Au fil du temps et des pas qui se succèdent la mémoire se dépose en strates successives… La « matière grise » devient peau, pli, concrétion, ride de surface…
Le dispositif de l’exposition est une invitation à la pause, à la contemplation.
LA CASA
03/02/202324/02/2023POUSH, AubervilliersLa Casa est un abri, un état d’esprit, la sentinelle de nos créations, et finalement le titre d’une exposition, rêvée, puis imaginée, enfin réalisée : l’exposition des lauréats du Prix Carré sur Seine des 10 dernières années.
Chiara Parisi, directrice du Centre Pompidou-Metz et présidente du Jury Carré sur Seine en 2022, a invité 16 artistes à proposer une lecture de leur vision des choses, de leur horizon thématique, organisée à partir d’un bagage physique et mental.
Depuis 2011, l’association Carré sur Seine s’engage aux côtés des artistes. Au fil des années, l’expertise de l’association, renforcée par l’intuition et la passion bienveillante de son équipe, tisse les liens entre les différents acteurs de l’art dans l’objectif de générer et régénérer le présent et d’imaginer le futur à travers l’art.
La richesse des perspectives, l’hétérogénéité des styles et des cultures artistiques entendent dialoguer avec le lieu qui accueille les œuvres. L’espace d’exposition époustouflant de POUSH, qui invite à vivre comme une expérience artistique et culturelle globale, véhicule une idée de « La Casa» comme un lieu d’un qui raconte, dans chacune des expressions, des objets présentés, l’histoire de ceux qui l’habitent.
Un toit, quatre murs, une porte, des fenêtres… et des valises.

Aussi longtemps qu’il y aura de la lumière
11/06/202213/05/2023Musée Calbet, GrisollesLa mémoire comme point de départ, comme fragment d’une histoire commune devient un lieu de rencontre entre l’art et le territoire. L’artiste Victoria Niki est partie explorer des récits de vie de grisollais, leurs souvenirs des célébrations d’autrefois, afin de trouver « la graine » qui va engendrer cette nouvelle exposition. Dans le contexte actuel, marqué par une crise sanitaire ainsi que par des guerres territoriales, le mot liberté prends un « nouveau » sens, un sens depuis longtemps oublié : la liberté de célébrer et de se rassembler, la liberté d’être soi dans son identité profonde sans subir les altération extérieures.
Le titre de l’exposition « Aussi longtemps qu’il y aura de la lumière » renvoie au roman de Luis Sepúlveda « L’ombre de ce que nous avons été ». Un roman dédié à ses compagnons de lutte, à ses camarades, « … ces hommes et ces femmes, qui sont tombés, se sont relevés, ont soigné leurs blessures, conservé leurs rires, sauvé la joie et continué à marcher ».
L’exposition se déroule sous le signe de la Liberté et de sa célébration. Aussi longtemps qu’il y aura de la lumière, la liberté éclairera nos chemins.

TOUT doit DISPARAÎTRE
04/12/202007/02/2021La Vitrine Régionale d’Art Contemporain / MILLAU – OCCITANIEÀ l’occasion de cette exposition et à l’approche des fêtes de fin d’année l’artiste Victoria Niki se saisit de ce contexte particulier (crise sanitaire, confinement) pour offrir un sapin de Noël aux passants. Un geste qui n’est pas anodin, car le sapin est le symbole du triomphe de la nature sur l’hiver et donc de la vie sur la mort. L’artiste fait ici un parallèle entre la symbolique originelle qui représente l’arbre de la vie nouvelle et la symbolique marchande qui place cet arbre sous le signe de la consommation.