Œuvre participative et évolutive Matériaux : papier recyclé issu des archives de la ville de Montauban, poussière de briques, sable, argile, chaux, et pigments naturels Dimensions : variables Évolution : Chaque brique est identifiée par une puce NFC et référencée sur une carte numérique accessible en ligne. À l’issue de l’exposition Places, ces lieux qui nous habitent, les participants pourront emporter une ou plusieurs briques et créer leur fiche d’identité en leur attribuant un nom, en racontant leur histoire ou en partageant un souvenir. Ils pourront également renseigner leur localisation et la mettre à jour au fil du temps. En quittant l’exposition, chaque brique poursuit son chemin et habite de nouveaux espaces. L’œuvre se prolonge ainsi au-delà de son lieu d’origine, dessinant une cartographie vivante de récits et de rencontres.
« Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver. » — René Char
Façonnées à partir de papiers chargés d’histoires, ces briques deviennent les fragments d’une mémoire collective. Elles évoquent ces lieux que nous habitons et qui, comme l’écrit Gaston Bachelard, abritent aussi nos souvenirs.
Née de gestes partagés, l’œuvre se construit peu à peu, se transforme, puis se déconstruit. Chaque brique porte la trace d’une participation, d’un passage, d’une présence. Assemblées ou dispersées, elles poursuivent leur chemin, laissant à chacun la liberté d’imaginer ce qui demeure, ce qui disparaît et ce qui nous habite.